Inconvénients terrasse composite : ce qu’il faut savoir

Extérieur

Par Alexis

Alors, vous rêvez d’une terrasse composite, le summum du sans souci ? Détrompez-vous. Avant de vous lancer tête baissée, il y a quelques inconvénients majeurs à connaître. Parce que oui, derrière le vernis du « facile d’entretien », se cachent des surprises.

Le coût : un investissement de départ à ne pas sous-estimer

Passons aux choses sérieuses : votre portefeuille. Avant de vous lancer, il est important de bien comprendre les considérations financières initiales.

Prix d’achat : Le composite, un choix onéreux ?

Oui, le composite a un prix. Pour les lames seules, comptez entre 70 et 150 €/m². Cette fourchette varie selon le type de lame. Une lame alvéolaire sera moins chère qu’une lame semi-pleine, et les lames pleines, plus robustes, sont les plus onéreuses.

Coût total : Pose et fournitures, la facture complète

Le prix total d’une terrasse composite, pose comprise, oscille entre 90 et 240 €/m². La pose par un professionnel représente une part non négligeable. Prévoyez entre 25 et 60 €/m² pour la main-d’œuvre. Ce coût s’ajoute directement au prix des lames.

Chaleur et dilatation : le composite sous le soleil

Abordons maintenant les défis que la chaleur pose à votre future terrasse composite.

Les pieds brûlants : Attention à la surchauffe

Le composite a une fâcheuse tendance à accumuler la chaleur. Sous un soleil d’été, une lame foncée peut allègrement dépasser les 40°C en surface. Oubliez la balade pieds nus pour aller chercher votre serviette. Vous risquez des brûlures, surtout pour les enfants.

Le jeu des lames : La dilatation thermique, une contrainte à gérer

Ce n’est pas qu’une question de brûlures, la chaleur provoque aussi une dilatation. Une lame de 4 mètres peut voir sa longueur varier de 2 à 4 mm entre l’hiver et l’été. La pose doit impérativement anticiper ces mouvements. Sinon, bonjour les déformations, les lames qui se soulèvent ou les clips qui lâchent.

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Vieillissement et esthétique : la durabilité en question

Intéressons-nous à l’évolution esthétique de votre terrasse et à sa durabilité. Comment ce matériau vieillit-il ? La réponse n’est pas toujours celle que l’on espère.

La décoloration : Un aspect qui peut vite changer

Un des principaux soucis avec les terrasses en composite non co-extrudé, c’est la décoloration inégale. Elle peut apparaître dès la première année. Imaginez des zones plus claires, d’autres plus foncées, le rendu est discutable. La co-extrusion apporte une couche de protection, améliorant nettement la résistance aux UV et limitant ce phénomène.

Sensibilité aux agressions : Rayures et taches, les ennemis du composite

Le composite n’est pas toujours le roi de la résistance. Face aux rayures ou aux chocs, il peut se montrer plus fragile que d’autres matériaux. Les taches tenaces sont un autre problème courant : graisses, vin, tout peut laisser une marque indélébile. De plus, sans un entretien régulier, les mousses et moisissures se développent, altérant l’aspect de votre terrasse.

Installation et entretien : les règles à connaître

Vous avez la terrasse en tête ? Parfait. Mais avant de poser le premier élément, parlons des exigences de pose et de maintenance. Ce n’est pas juste une question d’esthétique, mais de durabilité et de sécurité.

Une pose exigeante : Respecter les normes pour éviter les déconvenues

La pose d’un platelage extérieur en composite ne s’improvise pas. Vous devez impérativement vous conformer à la norme NF DTU 51.4, révisée en décembre 2018. L’entraxe des appuis sous lambourdes doit être de ≤ 70 cm (pour trois appuis) ou ≤ 60 cm (pour deux appuis). Une lame d’air d’au moins 50 mm sous les lambourdes est également essentielle pour la ventilation. Enfin, utilisez toujours de la visserie en acier inoxydable ; l’acier galvanisé est proscrit.

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L’entretien : Moins contraignant, mais pas inexistant

Une fois posée, votre terrasse demande un minimum d’attention. L’entretien est certes moins lourd qu’avec du bois naturel, mais il n’est pas inexistant.

  • Nettoyez-la régulièrement avec de l’eau savonneuse et une brosse douce.
  • Évitez les nettoyeurs haute pression trop puissants qui pourraient endommager la surface.
  • Proscrivez les produits abrasifs, solvants ou à base de chlore.
  • Surveillez l’apparition de moisissures ou de mousses, surtout en zones humides.
  • Attention aux risques de glissade par temps humide ou en présence d’algues.

Composite vs. autres options : le match des désagréments

Alors, comment ce type de revêtement se positionne-t-il face à la concurrence ? Voyons un peu ce qui fâche chez les autres.

Faire le bon choix : Tableau comparatif rapide

Pour vous aider à y voir plus clair, voici un aperçu des principaux soucis rencontrés avec différentes surfaces. Chaque option a ses petites misères, le tout est de choisir celles qui vous dérangent le moins.

Critère d’inconvénient Composite Bois naturel Carrelage
Coût initial Élevé Modéré à élevé Modéré
Sensation de chaleur Très chaud Modéré Très chaud
Décoloration Possible Oui, grisaillement Rare
Entretien Nettoyage régulier Lourd (ponçage, huilage) Facile

Vrai ou Faux : Démystifier les idées reçues

Certaines affirmations sur ce type de revêtement ont la vie dure. Non, il n’est pas « sans entretien » : un nettoyage régulier est indispensable. De même, la « résistance absolue aux taches » est un mythe ; certaines marques de sauces ou de graisses peuvent laisser des traces. Il faut donc rester vigilant et agir vite en cas d’incident.

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